La population étrangère et d’origine étrangère en Allemagne en 2018

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Une des vocations de l’APR est d’être un lieu d’échanges non seulement entre l’Alsace et les régions transfrontalières du Rhin supérieur, mais aussi de fournir des éléments d’informations permettant de comparer la France avec ses partenaires de l’Union européenne, particulièrement l’Allemagne.

C’est dans cette perspective que nous publions sur le site de l’association ce texte de Michèle Tribalat:

La population étrangère et d’origine étrangère en Allemagne en 2018

à télécharger sur le lien suivant:

Note APR M Tribalat_20nov final

Le document fournit des informations inédites et récentes sur la population étrangère et d’origine étrangère en Allemagne. Les chiffres sont extraits des tableaux diffusés en ligne par Destatis – l’équivalent allemand de l’Insee. Ils proviennent de l’exploitation de l’enquête permanente sur l’Emploi (Microzensus) qui touche chaque année 800 000 personnes, soit quatre fois plus que l’enquête française correspondante, ce qui permet d’obtenir des résultats par Land.

Au-delà des questions de taille d’échantillon, les limites dans les comparaisons résultent des définitions retenues. La statistique française a adopté un raisonnement par génération. Pour l’Allemagne, le critère qui compte est la nationalité à la naissance. Les singularités nationales sont précisées dans la partie introductive du document en ligne sur le site de Michèle Tribalat : Un point sur la population d’origine étrangère en Allemagne en 2018

 http://www.micheletribalat.fr/444201935

Malgré les différences de définition, on peut tenter des comparaisons entre l’Allemagne et la France et c’est ce qui est fait dans le document. On peut constater des différences notables en matière d’immigration à la fois entre pays et en évolution dans le temps. Etant donné les centres d’intérêt de l’APR nous publions ici un texte qui concerne l’Allemagne, mais Michèle Tribalat a aussi étudié d’autres pays européens.

Michèle Tribalat, qui a travaillé à l’Ined (Institut national d’études démographiques)  en qualité de directrice de recherches, a été membre du Haut Conseil à l’Intégration. Elle s’est battue  pour introduire le raisonnement par génération. La notion d’immigré n’a été prise en compte par l’Insee que lors de l’exploitation du recensement de 1999. Et ce n’est que depuis une quinzaine d’années que l’Insee pose dans ses grandes enquêtes (Emploi, Logement, Famille…) des questions sur le pays de naissance et la nationalité de naissance des parents. Michèle Tribalat plaide pour que l’Insee introduise ces questions dans le questionnaire des enquêtes annuelles des recensements dès lors que la CNIL l’y autorise depuis 2007.

Le site de Michèle Tribalat :  http://www.micheletribalat.fr

Son dernier ouvrage publié : Statistiques ethniques, une querelle bien française, L’Artilleur, 2016.